Intervention de Christophe Martins à l’ouverture de la session départementale du budget primitif 2018.

Monsieur le Président,

Mesdames, messieurs les Conseillers départementaux,

Mesdames, messieurs,

Coïncidence du calendrier, depuis hier, c’est le printemps ! Le printemps, c’est le symbole de la renaissance, du renouveau, de l’espoir.

Ce n’est donc pas un hasard si la métaphore a souvent été utilisée en politique : Souvenez-vous du printemps des peuples de 1848 en Europe, de celui de Prague en 1968, de celui de Pékin en 1989, de l’éphémère printemps de Damas en 2001 ou encore des printemps arabes de 2011.

Le 8 janvier 2017, le candidat Macron, alors en campagne sur les terres radicales de Clermont-Ferrand, s’y mettait à son tour et, citant le philosophe Alain, une grande figure du radicalisme français, il invitait chacun à « penser printemps ». Il nous promettait alors que le printemps serait à nous, qu’il serait progressiste et qu’il serait celui du changement.

C’est vrai qu’après le carcan hivernal, le printemps s’annonce toujours rempli de promesses, mais pas que.

Le printemps 2018 s’annonce aussi rempli de contestations. Si le vent de la croissance réchauffe le climat économique, le climat social, lui, s’assombrit :

  • Grève dans les EHPAD où les personnels épuisés dénoncent le manque de moyens humains et financiers pour s’occuper avec dignité de nos ainés, (rappelons qu’à l’horizon 2030, l’Ille-et-Vilaine comptera 42% de personnes âgées dépendantes de plus même si, pour l’heure, notre Département n’a pas à rougir du nombre d’établissements dont il dispose au prorata du nombre d’habitants et du financement qu’il y consacre),
  • Mobilisation des retraités. Ils dénoncent la hausse de 1,7 % de la CSG et un pouvoir d’achat en baisse,
  • Grogne dans les hôpitaux où les urgences, comme à Rennes, sont de plus en plus souvent saturées,
  • Grogne aussi dans les prisons où les surveillants exposés ne se sentent pas assez défendus,
  • Grève encore des facteurs, à Rennes notamment, depuis le 9 janvier dernier, mais aussi,
  • Grève des avocats aujourd’hui et des fonctionnaires annoncée pour demain, grève des pilotes d’Air France annoncée pour vendredi et grève longue des cheminots annoncée au rythme de deux jours par semaine à compter du 3 avril.

On dit pourtant que tous les indicateurs macro « ou Macron ! » économiques se teintent de vert, que la croissance bourgeonne. La croissance française du produit intérieur brut (PIB) a atteint 1,9 % en 2017. C’est moins que l’Allemagne (2,3%), moins que la moyenne de la zone euro (2,5 %) mais c’est son plus haut niveau depuis 6 ans.

Alors après la pluie, le beau temps est-il enfin en train de revenir ?

Exit la grisaille à la Française. Selon l’INSEE, l’investissement est en hausse, pour les ménages (+5,1% après +2,4 % en 2016) comme pour les entreprises (avec une augmentation de 4,3 % après +3,4% l’année d’avant). Cette tendance positive devrait se poursuivre en 2018.

Grace à qui ? Merci Monsieur Hollande, merci Monsieur Macron, merci à la conjoncture ?

Emmanuel Macron le reconnait lui-même dans une interview donnée en décembre dernier au quotidien El Mundo : « La France bénéficie de l’embellie de l’économie mondiale, mais aussi des réformes des dernières années et d’un sentiment de confiance plus grand ».

De manière mécanique, ce sont les effets du quinquennat précédent qui se ressentent aujourd’hui.

Monsieur Macron doit le savoir, lui qui, usant à nouveau de la métaphore le 26 janvier dernier devant un parterre d’agriculteurs en plein désarroi, appelait cette fois à «  penser printemps dans l’agriculture ». Ce n’est pas au printemps que se font les récoltes et il faudra un peu de temps avant qu’il puisse cueillir les fruits des réformes qu’il a semées.

Et des réformes, c’est vrai qu’il en a semées ! Parmi celles-ci, il y a le nouveau cadre budgétaire dans lequel notre département doit voter son budget primitif.

On le sait, notre pays est endetté : 2 226 milliards d’euros de dettes ! Rendez-vous compte : Il y a 45 ans que l’Etat n’a pas voté un budget en équilibre ! C’était en 1973 et depuis 1978, la dette de notre pays ne cesse de progresser. La France est le 7ième pays le plus endetté d’Europe, à égalité avec le Portugal.

35 000 euros par habitant, voilà ce que représente aujourd’hui la dette publique française ! Elle représente 98% de notre PIB, alors qu’elle devrait, au sens de Maastricht, être inférieure à 60%.

La loi de finance 2018 prévoit de rembourser 120 Milliards mais, « en même temps », d’en réemprunter 195. Emprunter pour rembourser, c’est ce qu’on appelle faire de « la cavalerie ».

Depuis 2006, le contribuable français n’a pas remboursé un seul euro d’emprunt, laissant aux générations futures le soin de le faire. Et pourtant, loin de mourir en état de faillite, notre génération va expirer sur un matelas rempli d’obligations émises par le Trésor public.

Pour les 2/3, notre dette est actuellement détenue par des « non-résidents », c’est-à-dire par des créanciers étrangers, ce qui fragilise notre indépendance économique et financière. Malgré des taux extrêmement bas, cette situation est donc devenue  explosive.

Alors, qui pourrait sérieusement reprocher à nos dirigeants politiques de chercher à sortir de cette situation que tous ont contribué à créer et développer ?

Pas Michel Sapin, qui déclarait en 2013 : « Il y a un Etat, mais c’est un Etat en faillite. C’est la raison pour laquelle il faut mettre en place des programmes de réductions des déficits ».

Pas François Fillon, qui en avril 2017, répétait ce qu’il avait déjà dit en Corse, en 2007 : «  Nous sommes un État en faillite ».

Et c’est ainsi,

  • Qu’après la Révision Générale des Politiques Publiques chère au Président Sarkozy, (révision qui conduira d’ailleurs à une réduction de 5,4% des effectifs publics et au premier gel de la DGF en 2011, avec une diminution de 200 Millions),

Et c’est ainsi,

  • Qu’après la MAP, la Modernisation de l’Action Publique, chère à François Hollande, (plan qui amènera 50 Milliards d’économies et une baisse généralisée des dotations de 11 Milliards sur la période 2015-2017, soit 55 Millions d’euros de dotations en moins pour notre Département),

Voici qu’on nous présente un nouveau dispositif, original, de contractualisation qui, cette fois, vise à réduire l’endettement de 13 Milliards d’euros sur la période 2017-2022.

Pour éviter d’affaiblir la croissance économique encore fragile et de pénaliser l’investissement public local, l’Etat cherche à ce que l’on améliore notre capacité d’autofinancement tout en nous désendettant. Déduction faite de l’inflation, il cherche à ce que l’on diminue nos dépenses de fonctionnement.

Pour ce faire, il prévoit de restreindre les dépenses des 322 plus grosses collectivités en leur fixant un taux directeur à 1,2%.

Ce taux s’applique de façon uniforme et indifférenciée quelle que soit la nature de la collectivité. Département, Ville, Région, Intercommunalité vont subir la même règle du jeu et ce, quelle que soit la nature de leurs dépenses, pourtant propre à chaque groupe de collectivité.

Et c’est là, il me semble, que réside la genèse des problèmes à venir. Le postulat de base est de considérer que toutes les dépenses de fonctionnement sont de même nature, néfastes et qu’elles nécessitent donc  d’être limitées, voir supprimées.

L’Etat, sans discernement, traite de la même façon et met dans le même panier les versements aux Syndicats Départementaux d’Incendie et de Secours, les Allocations Individuelles de Solidarités des Départements, les frais de communication des Régions ou encore les dépenses des fêtes et cérémonies des intercommunalités et les dépenses de carburant des communes.

Il y a là une profonde iniquité qu’il conviendra de corriger, je l’espère, lors des futures négociations.

De même, vouloir être le bon élève et appliquer localement les dispositifs voulus et encouragés financièrement par les ministères, va s’avérer du coup pénalisant.

En étant comptabilisés comme une hausse de nos dépenses, des dispositifs pourtant financés, comme ceux prévus par la loi ASV (loi d’adaptation de la société au vieillissement), vont progressivement restreindre notre propre capacité d’action.

Aussi, comment peut-on accepter qu’en se substituant à l’Etat pour garantir un accueil de qualité aux mineurs étrangers isolés et cela sans réelle compensation, nous puissions en même temps être pénalisés par la prise en compte de cette dépense dans le 1.2% ?

Il y a là profondément une atteinte à notre libre administration et à notre autonomie financière.

Si l’essentiel des économies a été fait depuis 2013 sur les collectivités locales (9 milliards de dotations en moins alors que, dans le même temps, le budget de l’Etat a connu une augmentation de 3 Milliards), il faut que cela change.

Le premier Président de la Cour des Comptes a invité le Chef de l’Etat à mener des réformes structurelles pour réduire durablement le déficit public.

Pour l’instant j’ai bien peur que l’on ne nous propose qu’un budget de recentralisation et de perte d’autonomie pour nos collectivités. 

Si l’Etat s’est engagé à compenser à l’euro près la perte des recettes fiscales qu’entraine la suppression de la taxe d’habitation, percevoir un impôt ou une dotation, ce n’est pas la même chose ! L’impôt, c’est le lien direct entre le contribuable et la collectivité. Si celle-ci développe l’activité de son territoire, la base fiscale augmente et les recettes de la collectivité également. La dotation, c’est le lien de dépendance de la collectivité envers l’Etat.

Troquer le foncier bâti pour l’affecter au bloc communal contre une part de CSG, c’est enlever au Département son dernier levier fiscal et mettre fin à son autonomie. Ce serait un nouveau recul pour la décentralisation.

C’est donc encore une fois dans un contexte difficile, celui du risque de perdre la confiance des élus locaux et d’une volonté de contrôle étatique de ce que font les collectivités, que notre Département doit se livrer à l’exercice complexe de l’élaboration de son budget primitif.

Il nous appartient d’exprimer, au terme des trois jours de session prévus, une prévision de nos dépenses et de nos recettes pour l’année à venir, mais pas seulement. Ce budget, grâce à une épargne nette stabilisée autour de 40 Millions d’euros, pose aussi les bases de la réalisation de notre Plan Pluriannuel d’Investissement. Nous avions parlé du Milliard sur le mandat. Nous y serons.

Je ne vais volontairement pas aborder ici les chiffres, nous allons avoir tout le loisir d’en débattre dans les jours à venir mais je souhaitais pointer du doigt quand même la question importante de la mobilité.

Après la fin de Notre-Dame-des-Landes et la remise en cause du projet ferroviaire Liaisons Nouvelles Ouest-Bretagne-Pays de la Loire (LNOBPL) visant à améliorer l’accessibilité nationale des bretons, le rapport Buron sur les infrastructures nationales sonne le glas de la politique d’aménagement du territoire breton mais aussi national, faute de moyens.

Le Grand-Ouest s’en trouve abandonné et doit trouver des solutions pour se désenclaver. Il en va de son développement économique et de son attractivité. C’est pourquoi nous soutenons le projet de Pacte d’accessibilité de la Bretagne. C’est pourquoi nous confirmons notre volonté de contribuer à l’amélioration de la ligne ferroviaire Rennes-Châteaubriant.

Le rapport Spinetta préconise la suppression des petites lignes ferroviaires non rentables, « peu utilisées » et « héritées d’un temps révolu ».

C’est méconnaitre la réalité du transport ferroviaire dans nos territoires que de croire que le transport ferroviaire secondaire peut se réduire à un transport de masse à la parisienne. Il a aussi un rôle d’irrigation et de connexion des territoires, complémentaire aux autres modes de transport.

Le gouvernement a annoncé qu’il ne suivrait pas la préconisation du rapport Spinetta concernant la fermeture des petites lignes du réseau ferré secondaire mais nous resterons vigilants. 

L’accès à Rennes devient aussi un sujet préoccupant pour la mobilité de nos concitoyens sur lequel il faudra réfléchir. Le co-voiturage, les déplacements doux, ne pourront que répondre partiellement aux enjeux de demain.

La rocade a une fonction de transit et ne peut se réduire à un boulevard urbain. Le Département a fortement investi pour améliorer la fluidité du trafic sur toutes les grandes voies départementales qui convergent vers la rocade mais sa congestion récurrente et croissante pénalise aujourd’hui tous ceux qui vivent à l’extérieur de la Métropole rennaise.

Son engorgement quasi quotidien est en passe de devenir un frein pour les entreprises de l’Ouest. Il nous faut une mobilisation générale qui ne passe pas que par le tout routier.

Pour conclure et sans transition puisque je parle « de général, », je voudrais rappeler un anniversaire. Celui de notre Code Civil, promulgué par Napoléon Bonaparte, un 21 mars, il y a 214 ans aujourd’hui.

Pudique sur la question sensible du droit de mourir dans la dignité, notre bon vieux Code Civil sent la poussière sur la question des mœurs et mérite un toilettage.

Dans le débat qui s’ouvre préalablement à la révision de la loi de bioéthique, nous, membres du Mouvement Radical, social et libéral, demandons toujours que soit élaborée une loi qui n’ignore plus la liberté de conscience de l’individu, une loi de liberté qui permette de mourir dans la dignité et accorde à ceux qui le souhaitent une fin de vie maîtrisée et apaisée.

C’est une valeur que nous défendons.

Dans cette attente, nous défendrons pour aujourd’hui le budget présenté. Parce que l’avenir de nos territoires se joue ici et que le niveau d’épargne que nous parvenons à maintenir va permettre de mener à bien les projets d’investissement nécessaires à la préparation de cet avenir, notre groupe vous apporte son soutien, Monsieur le Président, dans le vote de ce budget primitif 2018 et dans les actions qui y sont attachées.

Je vous remercie pour votre attention.

Christophe MARTINS
Vice-Président du Conseil départemental d’Ille et Vilaine

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Communiqué de presse : 8 Mars, 8 Combats pour la Journée internationale des droits des femmes

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Réaction d’Honoré Puil concernant la mise en place des vignettes Crit’Air à Rennes

En réaction à la mise en place des vignettes Crit’air qui doivent notamment permettre d’identifier les véhicules autorisés ou pas à rouler en fonction de leurs émissions polluantes lors des pics de pollution. Les élus du Mouvement Radical de la ville de Rennes comprennent l’intention mais s’interrogent sur le caractère excluant d’une telle mesure. En effet, les véhicules les plus anciens sont souvent la propriété des ménages les moins favorisés. Un tel dispositif devrait s’inclure dans une politique nationale visant à aider les ménages modestes à acquérir un véhicule propre.

Honoré PUIL

Président du Groupe

Mouvement Radical.

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Communiqué de presse d’Honoré PUIL et de Jean-Francis RICHEUX concernant l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes

Pour le Mouvement Radical (Parti Radical de Gauche/Parti Radical) l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes est un grand rendez-vous manqué pour l’Ouest de la France et tout particulièrement pour la Bretagne. C’est privé nos territoires de l’outil de développement dont ils avaient besoin.

C’est aussi un déni de démocratie puisque ce projet avait reçu un écho favorable des habitants de la Loire-Atlantique et des élus du grand ouest. Ce n’est pas davantage respecter les 179 décisions de justice intervenues dans ce dossier !

Décision insupportable !

Honoré PUIL (Co-président Mouvement Radical 35). Vice-président de Rennes Métropole

Jean-Francis RICHEUX (Co-président Mouvement Radical 35). Maire de Saint-Père- Marc en Poulet

 

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Sylvia Pinel et Laurent Hénart vous souhaitent une Bonne année 2018 !

Le 26 décembre 2017
Les co-présidents

Chères amies, chers amis,

En cette fin d’année 2017, riche en évènements politiques, nous retiendrons deux faits majeurs :

le rejet général par nos concitoyens du « système politique » traditionnel qui s’est traduit en 2017 par un vote très élevé en faveur des partis extrémistes ;
la volonté d’une recomposition politique dépassant le clivage gauche/droite, qui faisait le jeu jusqu’à présent des combats politiciens, mais qui est aujourd’hui devenu obsolète, pour privilégier une véritable action politique efficace dans l’intérêt des Françaises et Français, de notre  pays et plus généralement de notre planète.C’est dans ce contexte, et pour prendre en compte cette forte attente de nos concitoyens, que nous avons décidé ce projet – voire pour certains ce risque – de réunifier nos familles radicales. Car sur le fond, quasiment rien ne nous séparait. Notre division ne tenait qu’à l’existence de ce clivage gauche/droite qui nous a contraints à des alliances politiques opposées. Et encore aujourd’hui, ce sont ces alliances passées qui retiennent certains de nos élus dans cet ancien clivage amené à disparaitre.Les Françaises et Français ne veulent plus d’artifice, ils veulent de la clarté : nous leur en donnons en faisant le choix de la cohérence idéologique, et en nous affranchissant de nos alliances passées.Nous voulons désormais être totalement indépendants, libres de nos choix politiques, en accord avec nos valeurs.

Au-delà de ce choix de cohérence idéologique, nous faisons le choix de la rénovation de la vie publique : nous voulons que notre nouveau Mouvement Radical/Social-Libéral s’inscrive clairement comme un mouvement totalement novateur, moderne, ouvert, participatif, qui s’appuie sur ses militants, cadres et élus.

Cette réunification nous offre cette possibilité d’innover, de revoir en profondeur notre fonctionnement interne, d’attirer de nouveaux adhérents.

Le chantier est immense, mais nous sommes convaincus que nous avons fait le bon choix, et que par la mobilisation et le travail de tous, nous deviendrons une force politique attractive et entendue sur la scène politique.

L’année 2018 sera en ce sens essentielle : nous comptons sur vous pour adhérer au Mouvement Radical/Social-libéral (bulletin d’adhésion ci-dessous) et solliciter celles et ceux de votre entourage susceptibles de nous rejoindre.

Dans l’attente de vous retrouver, nous vous adressons à chacune et à chacun d’entre vous ainsi qu’à vos proches, nos meilleurs vœux pour cette année 2018 !

Avec nos sentiments radicaux et républicains les meilleurs,

 
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Communiqué de presse d’Honoré PUIL : décès de Jean-François HORY

Jean-François HORY, ancien président des Radicaux de Gauche, de 1992 à 1995 est décédé à l’âge de 68 ans en Bourgogne.

Il fût à l’origine et l’artisan du succès de la liste Energie Radicale pour les élections européennes de 1994 rassemblant des personnalités aussi diverses que Bernard Tapie, Christiane Taubira ou encore Catherine Lalumière.

Ancien député de Mayotte, il s’était engagé très fortement en faveur de la départementalisation de l’Ile. Je présente à la communauté mahoraise présente à Rennes et en Ille-et-Vilaine toutes mes condoléances. Ecrivain, il venait de publier « Des nouvelles de l’île » ouvrage dans lequel il donne, une nouvelle fois, à aimer Mayotte.

Jean-François Hory avait effectué, sur mon invitation, de nombreux déplacements dans notre département notamment à Rennes, Romillé ou encore Bécherel à la découverte de la cité du livre.

Honoré PUIL

 Président PRG 35

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Session des 14 et 15 décembre au Conseil départemental d’Ille-et-Vilaine : intervention de Christophe MARTINS

Mesdames, messieurs,

 

Mes premiers mots sont pour notre collègue Armelle et pour les enfants que le départ de son mari Jacques laisse seuls. En mon nom personnel et au nom des élus du groupe Radical, je leurs souhaite beaucoup de courage en ces temps douloureux.

J’ai également une pensée pour François Régis Hutin, un grand patron de la presse qui vient de s’éteindre et dont les obsèques ont lieu ce matin. Il a fait de Ouest-France le plus grand quotidien national Français. Grace à ses convictions européennes, au souci de toujours placer les valeurs humaines au cœur de chaque engagement, il est devenu un éditorialiste, un homme écouté, lu et souvent entendu. Nous adressons nos sincères condoléances à sa famille et aux équipes de Ouest-France.

Dans son ultime édito de samedi dernier intitulé « Paix pour Jérusalem », il dénonçait encore les agissements de Trump et l’allumette qu’il jette dans un tonneau de poudre alors que chacune des grandes religions à ses propres revendications sur cette partie de la ville.

Religion encore, cette fois-ci plus proche de nous, avec la Croix de Ploërmel qui refait parler d’elle et le retour habituel, en cette saison, de la question des crèches dans les lieux publics…En bon radical, je ne peux prendre la parole sans vous parler de Laïcité.

La loi de 1905 séparant l’Eglise de l’Etat a fêté ses 112 ans le 9 décembre. 112 ans d’existence et pourtant, la défense et la promotion de la Laïcité sont toujours d’actualité.

Notre nouveau Président, pour qui « la laïcité est avant tout une liberté, celle du culte, avant d’être un interdit » a promis des annonces concrètes sur le sujet en janvier. Nous serons donc très attentifs à ses annonces.

La Laïcité, c’est avant tout une manière de vivre ensemble. Cela m’amène naturellement à la question de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Notre Département est engagé dans une politique volontariste de lutte contre les inégalités tant au niveau de la gestion de ses ressources humaines qu’au niveau de ses différentes politiques.

Mais en matière d’égalité hommes/femmes, je voudrais revenir sur la question sociétale de la garde alternée des enfants en cas de séparation des parents.

Cette question a fait l’objet de débats restés inachevés à l’Assemblée Nationale, le 30 novembre dernier.

Présenté comme une proposition de loi venue du Modem, le texte débattu est, au mot prêt, celui déjà voté à l’assemblée nationale le 27 juin 2014. Il était à l’époque proposé par le groupe socialiste, Marie-Anne Chapdeleine et Bruno le Roux en tête.

Ce texte pose la résidence alternée des enfants comme la première option si elle est faisable.

Il faut rappeler qu’en l’état actuel de la loi, qui permet au juge de fixer la résidence des enfants, 71 % des enfants vivent chez leur mère, 12 % chez leur père et 17 % en garde alternée.

En pourcentage, il y a donc moins d’enfants en garde alternée que de femmes sénatrices (29%). Cela montre à quel point notre société est en retard sur cette question.

Pourtant, certains s’opposent aujourd’hui à ce que les pères aient les mêmes droits que les mères.

C’est d’autant plus choquant que, parmi les défenseurs de cette inégalité, figure le Haut Conseil de l’Egalité entre les femmes et les hommes.

Oui, le HCE fait en effet valoir que le principe de la garde alternée méconnait finalement la prévalence de la mère comme « figure d’attachement principal jusqu’à 7 ans » et même s’il déclare, je cite « que l’enfant n’est pas une tâche ménagère à partager » ce comité, pour maintenir un privilège féminin, passe par la réaffirmation de la vocation maternelle mais finalement aussi ménagère de la femme.

Alors, comme le dit Raphaël Enthoven, « quand on confond l’égalité avec la défense d’un seul camp, on n’est pas progressiste, on est conservateur ».

Or, conservateur, on ne l’est pas, dans ce Département résolument tourné vers l’avenir. Nous allons le voir dans les rapports que nous examinerons au cours de cette session.

Pour s’adapter, toujours et encore, notre collectivité prépare l’avenir et se projette, à moyen et long terme, sur l’évolution de notre territoire départemental en tenant compte de son fort dynamisme démographique et économique.

Avec notre démarche prospective « Ille-et-Vilaine 2035 » tout d’abord et son projet « mobilité 2025 », nous voulons adapter le réseau routier départemental aux enjeux économiques et sociaux de demain, à la mobilité du futur, aux enjeux climatiques, aux déplacements doux…

Parce que les infrastructures sont une condition nécessaire au développement de nos communes, nous rencontrons les élus locaux, nous les écoutons, pour définir avec eux les investissements routiers prioritaires pour les prochaines années.

Pour reprendre les mots du Président Macron en déplacement sur Rennes en juillet dernier à l’occasion de l’inauguration du TGV Atlantique, plutôt que de nouveaux « grands projets » tels que la LGV, nous développons « les transports du quotidien ».

Préparer demain, c’est prévoir les réseaux physiques mais c’est aussi créer les réseaux numériques indispensables aux échanges et capables d’assurer la compétitivité économique des territoires et leur attractivité pour les habitants. C’est en ce sens que le Département poursuit son action volontariste pour le déploiement du très haut débit pour tous.

 

Préparer demain, c’est aussi améliorer l’accessibilité des services au public. C’est encore évaluer et adapter la capacité d’accueil de nos collèges.

 

Et parce que nous avons toujours comme objectifs la solidarité humaine, la solidarité territoriale et un mieux vivre pour tous, nous sommes attentifs aux évolutions institutionnelles engagées par le Gouvernement.

 

A la fin novembre, devant les maires de France réunis à l’occasion de leur 100ième Congrès, le Président de la République a entrouvert la porte à une suppression totale de la taxe d’habitation mais surtout à une réforme de la fiscalité locale.

Nous ne sommes pas contre une réforme, mais dans le débat actuel, qui semble être la rencontre d’une promesse à tenir et d’une réforme nécessaire d’un régime fiscal à bout de souffle, restons prudents et surtout prévoyants.

Souvenons-nous de la décision prise en 2009 de supprimer la taxe professionnelle au motif d’aider les entreprises. Cette décision a non seulement eu pour effet de couper le lien entre la collectivité départementale et l’entreprise mais aussi d’assujettir notre collectivité aux dispositions de la loi de finances et donc au bon vouloir de l’Etat.

Résultat ? La taxe professionnelle a bien disparu des lexiques fiscaux mais, dans les faits, elle a finalement été compensée par la création de 5 nouvelles taxes (CET, CFE, IFER, CVAE…TaSCom)

Non, ce qui pose question, ce n’est pas de supprimer la taxe d’habitation mais de savoir ce que sera l’impôt local demain et comment sera ou non préservée l’autonomie fiscale des collectivités locales.

Les Radicaux, de gauche hier, en mouvement aujourd’hui depuis leur fusion avec les Radicaux valoisiens samedi dernier, sont depuis toujours attachés à la décentralisation.

Mais à une décentralisation qui passe par la capacité à assurer aux collectivités des ressources financières stables, en cohérence avec les objectifs qui leurs sont assignés, faute de quoi, il sera difficile de faire vivre les libertés locales.

Je vous remercie pour votre écoute et vous souhaite de belles fêtes de fin d’année.

  Christophe MARTINS

 

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Réaction d’Honoré PUIL aux propos tenus par Christophe Castaner sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et l’avenir de l’aéroport de Rennes-Saint-Jacques

Les élus du Groupe Radical de gauche de la ville de Rennes font part de leur consternation suite à la déclaration matinale de Mr Christophe Castaner sur RTL. Selon lui, le projet d’aéroport NDDL pourrait entraîner la fermeture pure et simple de l’aéroport de Rennes St Jacques. Nous sommes en droit de nous demander pourquoi les deux aéroports seraient ainsi mis en concurrence alors même qu’ils ne visent ni le même marché, ni la même clientèle. Cela flaire bon « la fausse bonne idée » afin de « régler » un conflit qui perdure depuis de nombreuses années. Ce que semble oublier Mr Castaner est que Rennes et Nantes ne sont pas Forcalquier. La simple lecture de dossiers est en aucun cas suffisant à la résolution de cette question ô combien délicate. Cette déclaration est par conséquent en totale rupture avec les réalités sociologiques mais aussi économiques de notre territoire et traduit sans équivoque une ignorance consternante de Mr Castaner sur le sujet qui lui a été soumis.

Honoré PUIL
Président du Groupe PRG

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Réaction d’Honoré PUIL concernant les mesures annoncées sur la baisse des A.P.L et des loyers.

Le gouvernement doit revenir sur ce projet visant par la baisse autoritaire des loyers et des APL à assécher le logement social. Dès à présent, les bailleurs sociaux sont amenés à différer – faute de visibilité sur l’avenir- les ordres de travaux ce qui ne manquera pas de provoquer des conséquences sur l’ensemble des entreprises du bâtiment et de la construction. A brève échéance, les délais pour obtenir un logement social seront immanquablement allongés.

Dans ce contexte et face aux incertitudes quant à l’avenir des bailleurs sociaux, j’ai proposé au bureau de Rennes Métropole et en plein accord avec son président de suspendre les garanties financières que nous accordons aux bailleurs pour les emprunts contractés auprès des banques pour la construction de logements. De même, Rennes Métropole, ne participera plus et jusqu’à nouvel ordre aux réunions organisées par l’Etat sur la question du logement social.
Honoré PUIL
Vice-président de Rennes Métropole
délégué à l’habitat,au logement
et aux gens du voyage
.

 

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Réaction d’Honoré PUIL suite aux propos de Pascal Balmand, secrétaire général de l’enseignement catholique

Le Parti Radical de Gauche (PRG) d’Ille-et-Vilaine s’indigne des prétentions des responsables de l’enseignement privé à obtenir encore plus de moyens financiers en sollicitant une remise en cause des accords Lang/Cloupet de 1992 pourtant déjà très favorables sur le plan budgétaire à l’enseignement catholique.

Faut-il rappeler que la France est, sans doute, le pays d’Europe qui finance le plus ses écoles privées à plus de 95 % catholiques ? C’est ainsi que l’enseignement privé bénéficie chaque année de subventions – de l’Etat mais aussi des collectivités locales – qui représentent plus de 10 milliards d’euros. A titre de comparaison, le budget du ministère de la justice s’est élevé à 8 milliards d’euros en 2016 !

Pour les Radicaux de Gauche, il appartient aux familles qui décident d’exercer leur choix en faveur de l’enseignement privé de financer cette liberté. Au moment où le gouvernement cherche des moyens pour financer la réduction massive du nombre d’élèves par classe notamment dans les zones d’éducation prioritaire, la demande de l’enseignement privé est incongrue.

Honoré PUIL

Président PRG 35

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Les radicaux de gauche d’Ille-et-Vilaine appellent les électrices et électeurs à se mobiliser pour le second tour des législatives.

Le Parti Radical de Gauche a pris acte du résultat des élections législatives notamment marquées par une abstention inquiétante et révélatrice d’une démocratie en profonde souffrance.

La fédération d’Ille-et-Vilaine du PRG se félicite  du recul des extrêmes et des conservatismes laissant à la France la chance d’une mandature tournée sereinement vers l’avenir et la réussite collective des Français. Parti de centre gauche, le PRG, qui compte deux ministres au gouvernement, s’associera en conservant son identité à la majorité présidentielle qui se dessine.

En Ille-et-Vilaine, au deuxième tour des élections législatives les Radicaux de gauche soutiennent les candidats du Parti Socialiste ou d’En Marche : François André (PS Rennes), Florent Bachelier (LREM Rennes), Gaël Le Bohec (LREM Redon), Valérie Fribolle (LREM Saint-Malo), Laurence Maillard-Méhaignerie (LREM Rennes ), Christine Cloarec (LREM Vitré), Nolwenn Vahé (LREM Fougères), Mustapha Laabid (LREM Rennes sud).

Honoré PUIL

Président PRG 35

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Élection présidentielle 2017 : communiqué de presse d’Honoré Puil

Les citoyens de notre département ont fait honneur à la République en se prononçant largement contre la candidate du Front national.

La fédération d’Ille-et-Vilaine du Parti Radical de Gauche qui a soutenu le candidat d’En Marche depuis plus d’un an et parrainé largement sa candidature avec ses élus, félicite Emmanuel Macron pour son élection et le score qu’il réalise en Ille-et-Vilaine.

Il revient au nouveau chef de l’Etat de créer les conditions du rassemblement et de la confiance, sans renier l’esprit de son projet. Les Radicaux seront aux côtés du nouveau Président de la République !

Honoré Puil

Président PRG 35

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