Discours de Christophe Martins – session 7 et 8 juillet 2020

Monsieur le Président,

Mesdames, messieurs les Conseillers départementaux,

Mesdames, messieurs,

C’est un réel plaisir de vous revoir tous dans cette assemblée, après plus de trois mois de crise sanitaire aigüe, de suspension ou presque de la vie démocratique de nos instances, même s’il est vrai que nous avons continué de fonctionner, de nous réunir, de délibérer .

En effet, la vie de notre Département ne s’est pas arrêtée. Cette collectivité a tout mis en place pour accompagner l’ensemble de ses agents, mais aussi de ses partenaires. Des associations, des communes, des EPCI, ont pu voir, concrètement, en situation de crise, l’importance de cette solidarité entre nous.

C’est plus de 21 millions d’euros que le Département a mis sur la table, à la fois  pour pallier aux besoins les plus urgents ( masques, fournitures diverses, aides aux associations, aide aux agents des communes, prime aux agents exposés de notre collectivité, associations qui œuvrent dans le domaine du soin à domicile, de l’enfance….), mais aussi pour soutenir les efforts d’investissement (5 millions d’euros à ce titre) afin que notre économie départementale ne soit pas en reste.

Personnellement, je ne crois pas à la révolution. Je crois plutôt aux évolutions et les crises sont, je le pense, traditionnellement accélératrices de tendances déjà présentes.

Celles amorcées en faveur des circuits courts, de l’achat direct aux producteurs et du bio, ne devraient pas faire exception. Dès le début de la crise, les Français se sont rués sur les produits réputés sains, vers les commerces de proximité et vers les circuits courts.

Mais la place de l’e-commerce a aussi été renforcée dans tous les foyers des pays touchés en premier par le Covid-19. On assiste à une explosion du digital, qui va aussi se voir dans les magasins (caisses automatiques…) et qui profite actuellement, en ligne, aux géants du numérique, du divertissement et du culturel comme Netflix.

Pour l’Etat et ses finances publiques, il faudrait bien aussi que l’on tire les enseignements de cette crise et il va falloir argumenter, expliquer et accompagner ce changement de cap.

Il y a quelques mois, on nous vantait la nécessité de l’équilibre budgétaire. Cela se traduisait, pour nous, par l’obligation de respecter le fameux taux directeur de 1,2%.

Je me souviens d’une soignante interpellant Emmanuel Macron, alors en visite au CHU de Rouen, en avril 2018. « Les gens se donnent un mal de chien pour bien travailler, mais on a besoin d’argent, de moyens, de personnel ! » disait-elle au Chef de l’Etat. En réponse, celui-ci avait contesté certains chiffres, plaidé pour des réformes, puis fini par lâcher : « Vous savez, il n’y a pas d’argent magique. Un pays qui va vers les 100 % de dette publique (…), ce sont vos enfants qui paieront. »

Deux ans ont passé depuis. « Il n’y a pas d’argent magique », disait-il ? Le gouvernement vient pourtant d’ouvrir en grand les vannes budgétaires et de débourser des sommes sans précédent pour faire face à la crise. 

 « Nous avons mobilisé près de 500 milliards d’euros pour notre économie, pour les travailleurs, pour les entrepreneurs, mais aussi pour les plus précaires. (…) Dans combien de pays tout cela a-t-il été fait ? » s’est exalté Emmanuel Macron dans sa dernière allocution télévisée du 14 juin.

La dette publique devrait culminer, cette année, autour de 120% du PIB. La planche à billets semble tourner à fond.

Le gouvernement a devant lui un travail de pédagogie important à faire, car le citoyen, devant cette avalanche d’argent, a de quoi être perplexe et perdu. Il va en effet  devenir très difficile de justifier qu’on ne peut pas répondre aux différentes revendications catégorielles, même si certaines sont entièrement justifiées (les invisibles, le personnel de santé…). L’Etat doit aussi être capable de faire Nation, de rassembler autour d’un projet sociétal partagé.

Nous ne pouvons laisser nos concitoyens s’opposer. Il faut mettre fin à l’agri-bashing, au prof-bashing, au police-bashing, à notre société abimée dans laquelle le nombre de suicides ne baisse pas, ce qui, d’ailleurs, est un indicateur de mal être, notamment dans les professions que je viens de nommer. Il faut placer l’humain au cœur de nos ambitions, pas le communautarisme, non, juste l’humain.

La crise du Covid-19 peut-elle alors précipiter l’adoption d’un nouveau modèle Républicain de développement, plus humain, plus équitable et plus durable ?

Oui, mais à condition d’assumer un changement clair des priorités et de remettre en cause un certain nombre de tabous dans la sphère monétaire et fiscale, qui doit enfin être mise au service de l’économie réelle et d’objectifs sociaux et écologiques.

Il faut le faire en investissant dans de nouveaux secteurs (santé, innovation, environnement), et en décidant une réduction graduelle et durable des activités les plus carbonées.

Les propositions de la Convention citoyenne pour le climat confirment l’urgence à changer de modèle, et parfois, de manière de vivre.

Alors que le gouvernement a publié début avril un décret qui permet aux préfets de déroger aux normes réglementaires, notamment dans le domaine de l’environnement, alors que le Medef demande un « moratoire » sur certaines normes environnementales, nous affirmons, à l’inverse, que tout plan de soutien ou de relance de l’économie, au niveau national comme européen, ne peut se faire au détriment de l’écologie et de notre santé. Les aides d’État aux grandes entreprises pendant la crise du Covid-19 doivent être conditionnées à la mise en place d’une stratégie interne de réduction de leur empreinte écologique.

Donc, si on veut éviter les faillites en cascade et d’immenses plans de licenciement comme en 1929, le financement ne pourra se faire que par la dette, et avec le soutien actif des banques centrales.

Mais cette création monétaire doit être encadrée et ne pas contribuer à doper les cours financiers et immobiliers ou à enrichir les plus riches, sans résoudre les problèmes structurels de l’économie réelle.

En cumulant Livret A et livret de développement durable et solidaire, ce sont 7,4 milliards d’euros qui ont été  engrangés en avril dernier. C’est un record historique.

Les caisses sont pleines et l’Etat est ruiné. Quel paradoxe !

Nous devons faire attention à ne pas privatiser les profits et socialiser les pertes.

Ce risque est bien réel. La BCE a lancé un nouveau programme de rachat d’actifs de plus de 700 milliards d’Euros. Il ne faudrait pas que cet argent se retrouve placé en banque et ne serve pas à réorienter nos économies. Cet argent doit servir à la relance verte et sociale, à un « Grean deal » et non aux bourses.

L’Europe est notre seule garantie en la matière. Il faut d’urgence se donner le moyen d’émettre une dette commune dotée d’un seul et même taux d’intérêt. Contrairement à ce que l’on entend parfois, l’objectif est avant tout de mutualiser le taux d’intérêt et non d’obliger certains pays à rembourser la dette des autres.

Le gouvernement espagnol a proposé que l’on émette entre 1000 et 1500 milliards d’euros de dette commune (environ 10% du PIB de la zone euro), et que cette dette sans intérêt soit prise en charge sur le bilan de la BCE, sur une base perpétuelle (ou à très long terme).

Rappelons à ce sujet que la dette extérieure allemande a été gelée en 1953 (et définitivement supprimée en 1991) et que le reste de l’énorme dette publique de l’après-guerre a été éteinte par un prélèvement exceptionnel sur les plus hauts patrimoines financiers. Car, en même temps, il nous faut redonner du sens à l’impôt. Nous ne pouvons avoir des comptes bancaires pleins, un Etat ruiné, et des citoyens qui ne paient plus d’impôts. La suppression de la taxe d’habitation pour tous est, à ce niveau, contreproductif.

Hérésie, encore, avec le modèle de financement des départements : Comment pouvons-nous faire quand l’explosion des dépenses de RSA se cumule avec l’effondrement des droits de mutation ?

Que penser de notre Ministre Jacqueline Gourault qui déclarait, il y a quelques mois, au congrès des Départements à Bourges que : «  Percevoir une fraction de TVA, c’est tout l’inverse d’une dotation. La TVA, c’est l’impôt moderne de référence. C’est dynamique et pérenne. »

  • Oui,  Madame la Ministre, vous aviez raison, cette recette est bien dynamique. Selon Bercy, elle a baissé de 15,3 milliards, notamment en liaison avec « la diminution de l’activité économique » des dernières semaines.
  • Non, le modèle budgétaire que vous avez mis en place pour les départements ne tient pas. Nous ne pourrons pas absorber les conséquences sociales de la crise sans avoir les moyens « autonomes » d’y répondre.

A l’heure où tout le monde reconnait que les communes, les territoires, les départements ont joué pleinement leurs rôles dans la gestion de la crise, il faut sortir de cette dépendance « jacobine ». Il faut nous donner les moyens d’exercer librement nos compétences. Il faut sortir de cette impasse qui bride les territoires, l’innovation et, du coup, freine la reconquête climatique.

  • Oui, la fédération nationale des sapeurs-pompiers a raison de dénoncer une gestion de la crise du Covid 19 trop centralisée,
  • Non, vous ne pourrez pas construire l’après crise, de Bercy, de Paris ou au travers de l’administration centrale, des ministères, des ARS…
  • Non, une nouvelle vague de déconcentration ne suffira pas, c’est une nouvelle vraie réforme de la  décentralisation  auquel on aspire.
  • Il n’est pas normal d’entendre le Ministre de l’Education et les directeurs d’écoles parler  dans les médias des conditions d’organisation des « cantines scolaires », comme si les maires n’étaient que des exécutants.
  • Il n’est pas normal que le Ministre de l’Intérieur décide seul des primes des sapeurs-pompiers, primes payées avec l’argent des départements.
  • Il n’est pas normal d’avoir encore affaire à des agents comptables dans les collèges  dépendants du ministère et non de la collectivité de rattachement, alors que l’argent qu’ils manipulent provient du Département.
  • Il est déraisonnable d’avoir des doubles tutelles, des doubles contrôles, des doubles emplois ARS et Département sur nos EPHAD ….
  • Non, le monde d’après ne peut être que décentralisé, il ne peut que faire confiance à ses élus locaux.

A quoi bon tirer au sort des citoyens pour faire des propositions climatiques et environnementales, si la Nation n’écoute pas ses élus locaux ?

A quoi bon faire des élections locales si on nous prive des moyens financiers d’exercer nos compétences ?

Avant de conclure, je voudrai, au nom du Groupe Radical de Gauche, féliciter les nouveaux maires, remercier tout autant les maires battus ou ceux ne se représentant pas, car je sais et connais les particularités de ce mandat.

Aussi, par-delà les étiquettes et les différentes sensibilités, je mesure la peine et parfois la souffrance personnelle que certains d’entre vous peuvent avoir. Soyez assurés de notre considération Républicaine.

Notre engagement est parfois incompris, parfois moqué, brocardé, mais il est bien réel et, comme le déclarait, Albert Camus  en 1957 :

« Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. »

C’est ce que nous essayons tous de faire, en toute humilité.

Christophe MARTINS

Président du groupe Radical au Conseil Départemental 35

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Communiqué d’Honoré Puil sur la protection des SDF en période de confinement

« Face à la pandémie Covid 19, le confinement des personnes SDF est un grave problème à résoudre d’urgence. Le gouvernement propose 2000 places pour les personnes sans aucun logement. Cette proposition va dans la bonne direction mais n’est pas à la hauteur des enjeux puisque le chiffre estimé des personnes à la rue est d’environ 150 000. Ce chiffre ne tient pas compte de celui des migrants.

Le Mouvement Radical / Social-Libéral, face à cette situation exceptionnelle, propose de réquisitionner autant que nécessaire des chambres dans les hôtels laissés vides par la clientèle habituelle. L’accueil dans des gymnases n’est pas à privilégier car le confinement y est difficile ».

Honoré Puil,

Secrétaire national au logement du Mouvement Radical Social & Libéral

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Élections municipales 2020 : L’appel à voter de la fédération d’Ille-et-Vilaine du Mouvement Radical

La fédération d’Ille-et-Vilaine du Mouvement Radical appelle les électrices et électeurs, lors du 1er tour des élections municipales du dimanche 15 mars à se prononcer en faveur des listes qui prennent le mieux en compte les sujets de la liberté des territoires, de la liberté d’entreprendre, de la laïcité, de l’égalité des droits, du développement social et écologique.

Le Mouvement Radical conduit ou apporte son soutien à plusieurs listes dans le département dont notamment à Saint-Malo (Liste Saint-Malo c’est vous avec Stéphane Perrin), à Iffendic (S’unir pour agir avec Christophe Martins), à Lourmais (Liste conduite par Mme Béatrice Duguépéroux), à Laignelet (Liste conduite par André Phillipot), à la Chapelle-des-Fougeretz (Liste La Chapelle au cœur conduite par François Morelle), à Val d’Anast (liste bien vivre ensemble à Val d’anast conduite par Pierre-Yves Reboux), à Saint-Père (liste Saint-Père naturellement conduite par Jean-Françis Richeux), à Dinard (Liste une passion commune conduite par Christophe Fichet), à Liffré (Liste partageons un avenir ensemble de Guillaume Bégué).

A Rennes, le Mouvement Radical apporte son soutien à la liste « Pour Rennes » conduite par Nathalie Appéré. Plus globalement, le Mouvement Radical soutient sur la métropole rennaise toute liste qui pourrait s’inscrire dans la majorité métropolitaine conduite par Nathalie Appéré.

Pour le bureau fédéral,  Honoré PUIL                                                                                                                                                                                                                                       

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Réaction au Plan de lutte contre le séparatisme : « il faut un investissement massif pour nos territoires délaissés et réformer la loi de 1901 »

Le Mouvement Radical se félicite que le gouvernement se saisisse concrètement du grand chantier de la « reconquête républicaine » et de la lutte contre le repli communautariste.

Il regrette toutefois les annonces timides pour s’attaquer à la racine du mal : nos territoires délaissés. Pour renouer avec les quartiers « oubliés » de la République, il faut encourager la mixité sociale en y apportant une diversité d’offres immobilières pour en changer progressivement le peuplement, instaurer une nouvelle politique des loyers dans le parc social, et ramener de l’activité économique et de l’emploi dans ces quartiers en répondant à deux questions centrales : les services publics et le transport. Seul un investissement massif de l’Etat et de tous les acteurs de la Nation permettra de rétablir une égalité républicaine réelle, comme l’avait préconisé Jean-Louis Borloo en 2018.

Les Radicaux attendent également des mesures fortes pour une application intransigeante du principe de laïcité dans l’espace public, indispensable au bien vivre ensemble. Former des imams en France pour ne plus faire appel aux imams détachés peut être une amorce de réponse dans la lutte contre la radicalisation islamiste. Mais pour Laurent Hénart, Président du Mouvement Radical : « Il faut agir au-delà des lieux de culte et des associations cultuelles. Il faut s’attaquer à l’infiltration du prosélytisme religieux dans le monde associatif. C’est pourquoi nous demandons une réforme de la loi de 1901».
S’il est indispensable de soutenir les associations qui ont un rôle essentiel dans la vie de la cité, tout financement public doit s’accompagner d’une exigence sur les valeurs qu’elles diffusent.

Rappelons également que les travaux de la commission d’enquête sénatoriale pour lutter contre la radicalisation islamiste, présidée par Nathalie Delattre, secrétaire générale du Mouvement Radical, sont en cours, et seront bien utiles pour proposer de nouvelles réponses afin de retrouver la concorde spirituelle et sociale dans notre pays.

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Appel contre l’antisémitisme

Ce mardi 19 février se tiendront des rassemblements partout en France suite à l’appel contre l’antisémitisme lancé par quinze partis politiques dont le Mouvement radical.

En Ille-et-Vilaine, deux rassemblements sont prévus :

à 17h30 à Saint-Malo sur l’esplanade de la médiathèque

à 19h à Rennes place de la République.


Merci à ceux qui le peuvent de se joindre à ces rassemblements. Il est important de marquer dans cette période de résurgence de la haine notre attachement à la République et à la fraternité.


Je joins à ce message le texte de l’appel national des formations politiques et le texte cosigné par les organisations de jeunesse d’Ille-et-Vilaine dont les Jeunes Radicaux 35 représentés par Kevin Meunier que je remercie pour son implication.

Stéphane PERRIN

Président du Mouvement radical 35


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Intervention de Christophe Martins lors de la session budgétaire au département d’Ille-et-Vilaine.

Monsieur le Président,

Mesdames, messieurs les Conseillers départementaux,

Mesdames, messieurs,

6 février…Imaginons un instant que le compteur des années recule de 85 ans. Nous sommes le 6 février 1934.

Le monde subit les conséquences de la crise économique de 1929 et, partout en Europe, on assiste à la montée des extrémismes. En Italie et en URSS, Mussolini et Staline consolident leurs pouvoirs personnels. En Allemagne, Hitler, nommé chancelier en 1933 a depuis obtenu les pleins pouvoirs.

En France, le chômage bondit et la crise économique et sociale frappe, particulièrement les classes moyennes, soutien traditionnel de la République. Les gouvernements (radicaux..) se succèdent (6 gouvernements entre mai 1932 et février 1934), impuissants à faire face à la crise économique. La contestation politique monte et le système parlementaire est de plus en plus présenté comme inefficace et incapable, par ses lenteurs, d’apporter une réponse au mal-vivre des Français.

Quelques scandales politico-financiers éclatent comme l’affaire Stavisky. Ils renvoient l’image d’un régime corrompu et alimentent les mouvements antiparlementaires, notamment d’extrême droite. Le 6 février 1934, une violente émeute antiparlementaire éclate à Paris : Arbres arrachés, bus incendiés, grilles descellées, jets de projectiles incendiaires et riposte armée des forces de l’ordre, 16 morts, 2 300 blessés… nous avons tous des images contemporaines en tête qui permettent d’imaginer la scène.

Le 6 février 1934 marque une crise politique majeure de la IIIème République car, ce jour-là, notamment avec les ligues, la fédération des contribuables (eh oui, déjà l’impôt) mais aussi des communistes avec l’ARAC, c’est la rue qui l’a emporté sur les votes des Français et des Députés. Malgré une investiture obtenue à une large majorité, le gouvernement démissionnera dès le lendemain.

Aujourd’hui, 6 février 2019, on a donc naturellement comme une impression de déjà-vu.

Forcément, la France d’aujourd’hui n’est pas celle des années 30 et il ne faudrait pas profiter de ces similitudes de l’histoire pour pousser trop loin la comparaison. Toutefois, il y a quand même bien deux points communs entre aujourd’hui et le 6 février 1934 : Le premier point commun, c’est le malaise profond de notre société ; le second, c’est une crise de la démocratie.

Cela transpire dans les revendications des gilets jaunes. Mais quelles sont-elles, finalement ?

Alors, j’ai regardé les 42 revendications listées. Certaines prêtent à sourire comme celle du « droit aux tickets restaurants et aux chèques vacances pour les élus ». C’est sûr que si cette demande est entendue et la mesure appliquée, la France s’en portera tout de suite mieux. Ils demandent aussi que « des emplois soient créés pour les chômeurs ». Pas de problème, on est tous d’accord, mais comment ?

Plus sérieusement, je note qu’après le « zéro SDF », la demande portant sur «un impôt sur le revenu plus progressif » et « le SMIC à 1300 € net », la revendication qui vient en 4ème position, c’est de favoriser les petits commerces des villages et centres villes.

C’est d’ailleurs déjà l’objectif du plan « Action cœur de ville » lancé en décembre 2017 par le gouvernement. Jacques Mézard, ministre Radical en charge de la cohésion territoriale à l’époque, entend, comme l’a dit E. Philippe, « redonner vie à des centres villes délaissés, vidés de leurs commerces, de leurs services et parfois de leurs habitants ».

Dans les cahiers de doléances bretilliens, il est question de proximité, de local, du retour des services publics et commerciaux dans les zones rurales. On y parle de recentrer la vie au cœur des bourgs, de la survie et de la défense des petits commerces de proximité, de diminuer la place de la voiture, de préserver nos espaces naturels et nos terres agricoles, de vivre ensemble, de produits locaux, de circuits courts….

Tout cela devrait guider nos nouveaux choix en matière d’urbanisme commercial.

C’est vrai qu’avec ce regard, on peut se poser des questions sur l’énorme projet d’extension « Open Sky » du Centre commercial Rive-Ouest de Pacé, sur l’implantation possible d’un Village de marques sur Pleurtuit, ou encore sur le possible rachat du Géant Casino de Saint Grégoire par Leclerc, pourtant déjà présent à quelques centaines de mètres.

Alors, pour « transformer les colères en solutions », comme l’a écrit le Président dans sa lettre aux Français et tenter de sortir, par le haut si possible, de la crise des gilets jaunes, le gouvernement a lancé le Grand Débat National.

Cette vaste consultation devrait permettre d’ajuster le programme pour la deuxième moitié du mandat présidentiel mais aussi, soyons clairs, de le re-légitimer en associant les citoyens à sa conception.

Peu importe, l’initiative est inédite et mérite qu’on s’y intéresse. Les Français ont deux mois pour y participer, deux mois pendant lesquels ils sont invités à faire vivre la démocratie à l’intérieur d’un cadre dont les contours ont toutefois été adroitement arrêtés par le Gouvernement.

Le Président s’est engagé à « tirer des conséquences profondes » de la synthèse des débats et des contributions. Avec déjà plus de 500 000 contributions, l’exercice de synthèse s’annonce forcément difficile, tant par le nombre à traiter que par la diversité des points de vues qu’elles expriment et qu’il faudra pourtant respecter.

Sans attendre la synthèse, un besoin de proximité s’exprime déjà de façon évidente et générale.

Quand on parle de proximité, on parle souvent de la commune mais il y a aussi le département. Il est né d’un besoin, celui de rapprocher les Français du pouvoir, tout en gardant un lien profond avec le territoire. 229 ans plus tard, force est de constater que cette échelle reste de taille humaine et que les élus départementaux restent des élus de proximité « à porter d’engueulade » pour paraphraser le président du Sénat à propos des maires. Cette échelle, nous le montrerons dans ce budget primitif, c’est celle de la solidarité. Elle rassure nos concitoyens.

Dans le contexte institutionnel et financier très incertain qui pèse sur l’avenir de nos départements, nous constatons plusieurs types d’avancées :

  • Des avancées positives tout d’abord, avec le maintien des dotations provenant de l’Etat, ce qui n’est pas rien,
  • Des avancées à confirmer ensuite, avec la mise en place d’un plan pauvreté et la nomination d’un Secrétaire d’Etat à la Protection de l’enfance.

Sur ce point, inutile de dire que le système est financièrement en bout de course et qu’il explose, tant en nombre d’enfants que de coût (plus de 4 Millions d’euros au BP 2019). De plus et malgré la qualité du travail social, les mesures prisent ne semblent pas donner les résultats attendus (il semble en effet qu’un SDF sur trois serait issu d’un dispositif de l’ASE).

  • On a aussi des avancées décevantes sur les AIS et MNA avec des déclarations pour le moins surprenantes de la Ministre Gourault qui considère que l’on a été compensé à l’euro prêt. Pour notre département, cet euro vaut quand même plus de 109 millions en 2019…
  • On trouve aussi des avancées en trompe l’œil lorsque l’on demande aux départements de mettre 250 millions d’euros de plus dans la péréquation horizontale (3,6 Millions pour nous) alors que l’Etat ne met que 115 millions sur la table.
  • Enfin, on a des avancées dans le brouillard lorsqu’il s’agit, dans le cadre de notre contractualisation, du périmètre définitif du retraitement admissible ou encore, lorsqu’il s’agit des conséquences de la suppression de la totalité de la taxe d’habitation sur nos finances.

Et pourtant, malgré tout cela, malgré une augmentation de plus de 11 millions de nos dépenses d’actions sociales, nous tenons le cap.

  • Le cap d’un niveau d’endettement supportable, voire allégé (moins 30 millions en 2018),
  • Le cap d’un haut niveau d’investissement (+20 Millions en 2019 et un Milliard sur la totalité du mandat).
  • Nous tenons le cap aussi d’une maitrise totale des dépenses de fonctionnement qui nous incombent (moins 1,5%, moins que l’inflation),
  • Enfin, nous tenons le cap d’une fiscalité maitrisée. Avec 206 € par habitant, nous nous situons à la 63ème place sur 100 par ordre décroissant. Avec une moyenne de 223 € par habitant, cela veut dire qu’il y a 62 départements prélevant plus d’impôts par habitant que nous.

Le Département fait partie des réponses au besoin de proximité qu’expriment les Français.

En tête des préoccupations, on trouve aussi la revendication d’une démocratie plus directe avec le fameux RIC, le référendum d’initiative citoyenne, corollaire de la crise de représentativité que nous traversons.

Ce référendum qui, comme son nom l’indique, serait à l’initiative du seul peuple ou, plus précisément, à l’initiative d’une fraction du corps électoral, est brandi par ses partisans comme seul outil capable d’asseoir la souveraineté du peuple face à une élite déconnectée de leurs préoccupations.

En 1962, Pierre Mendes-France exhortait à réaliser la démocratie de la participation. Il disait que «  la démocratie ne consiste pas à mettre épisodiquement un bulletin dans une urne, à déléguer les pouvoirs à un ou plusieurs élus, puis à se désintéresser, s’abstenir, se taire pendant cinq ans. Elle est l’action continuelle du citoyen ».

L’urgence aujourd’hui est de redonner du pouvoir au citoyen, du pouvoir, mais aussi des devoirs, le devoir de se former, de connaitre comment fonctionne notre démocratie et nos collectivités.

Dans le cas contraire, le risque est grand de transformer la pratique référendaire en plébiscite.

Michel Rocard disait qu’ « un référendum, c’est une excitation nationale où on met tout dans le pot. On pose une question, les gens s’en posent d’autres et viennent voter en fonction de raisons qui n’ont plus rien à voir avec la question ».

Ou pire encore, comme pour le Brexit. Excités par les populistes, les Britanniques avaient-ils bien appréhendé toutes les conséquences de leur vote ? Je ne pense pas. Ils pensaient juste pouvoir vivre mieux leur destin en dehors de l’Union européenne.

Le Brexit Anglais, on le sait tous maintenant, c’est pourtant un véritable tsunami qui déferle bien au-delà des côtes britanniques.

Alors restons prudents sur l’usage du référendum et si le RIC doit être institué, il faudra veiller à ce qu’il soit bien cadré, limité dans sa fréquence et dans les thèmes qui peuvent être soumis au vote.

Par ailleurs, en pleine crise de démocratie participative, la récente décision du gouvernement de supprimer l’enquête publique de certains projets soumis à autorisation environnementale est plutôt paradoxale et nous interroge.

Quelle contradiction que celle d’un gouvernement qui encourage le débat et semble hésiter dans le même temps à mettre au débat les questions environnementales !

Pour conclure et revenir au 6 février 34, il est clair qu’il est difficile de comparer la situation de notre pays aujourd’hui, 85 ans après, avec le contexte de l’Europe à l’époque où l’Allemagne et la France menaçaient de rentrer en guerre.

Mais ce qui est sûr, c’est que nos concitoyens, comme en 34, ont beaucoup de mal à entrevoir l’avenir, leur avenir personnel mais aussi l’avenir de notre Nation. Ils ont un sentiment de déclin, de décadence et souffrent d’un pessimisme profond qui cache une véritable crise d’identité.

C’est pourquoi il nous faut porter localement un projet fort de solidarité et de proximité, un projet porteur d’avenir à notre échelle. Mais il nous faut aussi porter nationalement un projet Européen, porteur d’ambitions pour notre environnement et notre planète. Nous sommes beaucoup à croire en cet idéal, regroupons nous.

Je vous remercie pour votre attention.

Christophe MARTINS

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Bonne Année 2019

Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par l’obéissance il assure l’ordre ; par la résistance il assure la liberté.

Alain, Propos, 7 septembre 1912

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Communiqué de Stéphane Perrin concernant la crise des gilets jaunes

La Fédération d’Ille-et-Vilaine du Mouvement radical appelle au retour rapide au calme et à l’exercice du droit de manifester conformément à la loi. Elle réaffirme son soutien aux forces de police et de gendarmerie, durement mises à l’épreuve depuis plusieurs semaines, seules légitimes pour garantir le retour à l’ordre républicain et le respect des libertés individuelles.

Les Radicaux demandent également au gouvernement d’en finir avec la centralisation technocratique et de renouer le dialogue avec les corps intermédiaires (syndicats, collectivités territoriales, mouvement associatif, partis politiques…) qui ont été trop ignorés conduisant à ce que des revendications légitimes s’exercent de manière désordonnées voire brutales. Les forces politiques doivent pour leur part assumer leurs responsabilités passées ou actuelles quant aux causes de la crise que notre pays traverse.

Les Radicaux rappellent enfin leur profond attachement à la réussite de la transition écologique compte tenu du coût économique, environnemental et sanitaire de notre dépendance aux énergies fossiles. Cela passera par la recherche simultanée d’une plus grande justice fiscale fondée sur la progressivité de l’impôt. Le non-ciblage du CICE, la suppression de l’ISF, l’instauration d’une « flat tax », l’évasion fiscale pratiquée par les multinationales, minent le consentement à l’impôt.

Pour restaurer le pacte républicain, il est en outre indispensable d’assurer un aménagement du territoire garantissant l’équité et de réactiver une politique du logement ambitieuse qui permette à chacun d’accéder à un logement à un coût raisonnable.

Plus que jamais, nos concitoyens en difficulté ont besoin de services publics et d’un renforcement de leur pouvoir d’achat.

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Session du Conseil départemental d’Ille-et-Vilaine du 5 novembre 2018 : intervention de Christophe MARTINS

Monsieur le Président,

Chères et Chers Collègues,

Mon intervention ne portera pas directement sur la session que nous allons avoir, ni même sur nos rapports parfois tendus avec l’Etat mais je voulais associer notre assemblée au centenaire de la première guerre mondiale et profiter de ce temps de parole qui m’est donné pour rendre hommage, non seulement aux poilus, mais aussi aux femmes et aux soldats «des anciennes colonies », souvent oubliés par notre République.

L’ensemble des pertes humaines mondiales de la Première Guerre mondiale s’est élevé à près de  19 millions de morts : 10 millions de militaires et 9 millions de civils.

Avant toute chose, cette guerre est une saignée, une perte collective pour l’humanité.

Partout dans le monde, les femmes ont joué un rôle déterminant durant ce conflit. En France, après le départ des hommes au front, elles les ont remplacés à l’arrière.

Dès le 6 aout 1914, à l’appel de Viviani, plus de 3 Millions de femmes d’exploitants vont ainsi « remplacer sur le champ du travail ceux qui sont sur les champs de bataille ». Elles deviennent « les gardiennes » des terres et des champs d’abord. Pour soutenir le moral des soldats, elles vont ensuite jouer le rôle de « Marraine ». Enfin, plus de 100 000 d’entre elles vont devenir des « anges blancs », des infirmières, quand elles ne sont pas radiologues, comme Marie-Curie.

Plongées dans un univers violent et masculin, non préparées, elles paieront un lourd tribut. Plus de 10% des infirmières y laisseront leur vie.

Les femmes deviennent les piliers de l’effort de guerre et les 700 000 « Munitionnettes » comme le dit l’expression « enfilent des obus comme des perles » dans des conditions qui n’ont rien d’idyllique.

Joffre a déclaré que «  Si les femmes qui travaillent dans les usines s’arrêtaient 20 minutes, les Alliés perdraient la guerre ».

Pendant 4 ans, elles seront ainsi obusières, conductrices de tramways, cantonnières, agricultrices, maréchaux-ferrants, gardes champêtres, bouchères, infirmières et aussi institutrices dans les classes de garçons du primaire et du secondaire.

Quel que soit le domaine où elles sont employées, les conditions de travail des femmes sont très dures. En usine, elles sont souvent sous-payées avec des journées de travail très longues. Dans les campagnes, elles s’épuisent à faucher, rentrer les foins, moissonner.

Dès novembre 1918, les femmes seront invitées à rentrer chez elles, à quitter l’industrie, mais si le retour n’est pas aisé pour les Poilus, les Gueules cassées, les traumatisés de la guerre, il n’est pas plus facile pour leurs femmes et pour les veuves. Le retour à la paix n’est pas évident, pas si rapide et la République pas toujours reconnaissante.

Si une journaliste de l’époque déclare « qu’il a fallu la Grande Guerre pour que l’humanité prît conscience de sa moitié », toutes les femmes, selon les Pays, n’ont pourtant pas obtenu les mêmes droits.

Les Danoises, les Allemandes, les Autrichiennes, les Anglaises, les Russes, les Polonaises, les Hollandaises, les Suédoises, les Belges, les Canadiennes, les Américaines ont obtenu le droit « d’être citoyenne, pas les Françaises ».

Le retour à la paix ne fut pas non plus évident pour nombre de combattants venus des ex-colonies.

Oui, la Nation a eu besoin de tout le monde et il est bon, aujourd’hui encore, de s’en rappeler.

A l’heure où l’on parle de Mineur Isolé Etranger, d’immigration, de bateaux en recherche de port d’attache…Souvenons-nous des 430 000 soldats venus de toutes les colonies de l’Afrique à l’Asie du Sud–Est. Souvenons-nous qu’ils ont pris part à une guerre qui aurait pu ne pas être la leur.

En première ligne de la bataille de la Marne, on trouvait des Maliens. En première ligne du Chemin des Dames, on trouvait des tirailleurs Marocains et Sénégalais, des zouaves Algériens.

Il ne faut pas oublier non plus que des soldats issus de ces pays se sont aussi battus pour le compte des puissances coloniales (Française, Belge, Anglaise, mais aussi Allemande…) sur d’autres continents, notamment en Afrique.

En France, on les trouvait dans les tranchées mais ils étaient aussi présents à l’arrière. C’est ainsi que plus de 100 000 Algériens et 40 000 Marocains ont été envoyés en métropole, mais aussi quelquefois dans les campagnes, afin de remplacer la main-d’œuvre masculine partie au front.

A la fin de la guerre, le retour dans leurs pays, dans leurs villages ne fut pas toujours évident. Convaincus de la reconnaissance claire, pleine et entière, de leur citoyenneté, payée par l’impôt du sang versé, beaucoup d’entre eux furent déçus.

Rama YADE secrétaire d’État aux Affaires étrangères et aux Droits de l’Homme déclarait en novembre 2008 que « Nous sommes nombreux à avoir en tête l’image de ces vieux tirailleurs africains qui ont vécu longtemps sans rien demander. Oui, ils avaient subi l’injustice. Oui, ils avaient payé le prix du sang sans en être remerciés. Mais combien d’entre eux ont traîné leur silhouette dans les villes et villages africains, dignes, ne revendiquant rien, étant simplement fiers d’avoir servi un pays qu’ils n’ont cessé d’appeler la mère patrie ».

Oui, la grande guerre laissera des traces partout dans le monde. Les Américains, les Anglais, les Russes mais aussi les Canadiens, les Australiens, les Néo-Zélandais, les Grecs, les Portugais, les Chinois. Tous sont venus de loin pour mourir sur le sol de France.

Commémorer la première guerre mondiale, c’est donc se souvenir de toutes ces vies arrachées partout dans le monde mais c’est aussi et surtout avoir un message de paix. Le centenaire n’a pas vocation à exhumer les combats d’hier mais à nous réunir, à nous rassembler dans la même évocation.

Aujourd’hui nous ne commémorons pas la victoire de 1918, mais la fin de ce conflit.

Malgré la naissance d’un droit international et la mise en place du Haut-commissariat pour les réfugiés ou de la société des Nations par le Président Américain Wilson, on le sait «  la der des ders » ne sera pas la  dernière.

Clemenceau avait raison : « Il est plus facile de faire la guerre que la paix. »

Construisons une Europe plus forte d’abord mais regardons aussi par-delà notre continent.

Pensons qu’en plein conflit, à Noël 1914, sur le front, des soldats ennemis Français et Allemands ont cessé le feu et fraternisé, le temps des fêtes.

Alors; faisons honneur à tous ces soldats allemands et français de Noël 1914 qui ont dépassé leurs peurs de mourir pour aller l’un vers l’autre.

Oui, nous le devons à tous ces combattants, ses poilus et ses 19 Millions de morts pour que vive partout la devise de notre République « La Liberté, l’égalité et la fraternité » entre nos nations.

Je vous remercie pour votre attention.

Christophe MARTINS

Président du Groupe Radical au Conseil Départemental 35

 

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Les élus du Mouvement Radical d’Ille-et-Vilaine demandent de nouvelles mesures en faveur de l’accession sociale à la propriété

Le gouvernement est venu, en 2017, modifier très brutalement les conditions de financement de l’accession sociale à la propriété.

Sur le seul champ de l’accession sociale, la baisse de moitié du PTZ (Prêt à taux zéro) pour le neuf dans les zones B2 et C, la suppression du PTZ ancien en zones A et B1 ainsi que le retrait de l’APL accession dans le neuf entraîne, en 2018, la non-réalisation de plusieurs milliers de logements.

En clair, les ménages qui espéraient accéder à la propriété ne le peuvent plus faute de solvabilité suffisante malgré des taux d’emprunts stables. C’est toute la chaîne du logement qui se bloque ! Faut-il rappeler que les candidats à l’accession sociale sont les locataires actuels du parc ou privé ou social qui ne vont donc pas libérer leurs logements au profit de nouveaux candidats à la location !

Les indicateurs de la construction sont désormais dans le rouge (- 20 % au second trimestre 2018 pour la seule accession sociale en France). Très nombreuses sont les communes d’Ille-et-Vilaine impactées.

Au moment où s’engagent les discussions sur la préparation du budget de l’Etat pour 2019, les élus du Mouvement Radical d’Ille-et-Vilaine demandent au gouvernement de réagir et de proposer de nouvelles mesures en faveur du logement et tout particulièrement de l’accession sociale destinée aux catégories intermédiaires et moyennes de la population.

Le projet de budget 2019 ne laisse malheureusement rien auguré de bon pour le secteur du logement puisque le gouvernement a prévu d’amputer le budget du Ministère de la Cohésion des Territoires de 1, 5 milliards d’euros.  Ce n’est pas faire preuve de conservatisme ou de repli que de le constater ! Une mauvaise nouvelle de plus pour l’aménagement du territoire.

Honoré PUIL (Mouvement Radical)

Délégué Mouvement Radical Pays de Rennes.

Vice-président de Rennes Métropole délégué à l’habitat, au logement et aux gens du voyage.

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Le Mouvement radical d’Ille-et-Vilaine s’associe à la Marche pour le climat

Le Mouvement radical d’Ille-et-Vilaine s’associe à l’appel à participer à  qui se tiendra à Rennes ce samedi 8 septembre. Le changement climatique et l’affaiblissement de la biodiversité sont deux catastrophes qui guettent les générations futures. La démission de Nicolas Hulot doit être l’occasion d’une mobilisation collective forte pour que les politiques publiques soient à la hauteur de ces enjeux. Parce qu’ils ont inscrit la préservation de l’environnement au cœur de leur déclaration fondatrice, les Radicaux appellent les citoyens à se mobiliser. La Bretagne a démontré, s’agissant de la reconquête de la qualité de l’eau, qu’une action collective de tous les acteurs était fructueuse Avec la Breizh Cop, une nouvelle opportunité pour une large mobilisation est offerte au niveau local. C’est par l’engagement de toutes les institutions mais aussi des citoyens que l’enjeu environnemental sera enfin au centre des choix politiques.

 

Stéphane PERRIN, président du Mouvement radical Ille-et-Vilaine

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Budget de l’Union européenne : une proposition de la Commission inacceptable

La proposition de budget de l’Union européenne présentée par la Commission ne peut être acceptée en l’état. Alors que les financements européens ont représenté plus de 900 millions d’euros en Bretagne pour la période 2014-2020, la proposition de la Commission menace le maintien de ces fonds pour la période 2021-2027. Outre la disparition de toute politique de développement régional, le Mouvement Radical s’inquiète quant à l’avenir de la politique agricole commune au moment où les agriculteurs s’engagent fortement en Bretagne dans un modèle à la fois plus performant écologiquement et économiquement et que la souveraineté alimentaire constituera demain un enjeu géopolitique majeur. Le Mouvement Radical, fidèle à son attachement à la construction européenne, regrette qu’une fois encore le budget de l’Union européenne, limité à 1,1% du PIB européen, ne soit pas à la hauteur des enjeux et que les restrictions budgétaires touchent d’abord les politiques de nature à ancrer l’idéal européen dans nos territoires.

Stéphane PERRIN, président du Mouvement Radical 35

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