LOGEMENT : FACE AUX PROPOSITIONS DE MARINE LE PEN, LE PARTI RADICAL DE GAUCHE D’Ille-et-Vilaine FAIT LE CHOIX DE LA SOLIDARITÉ, DE LA MIXITÉ ET DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE
À Hénin-Beaumont, ce dimanche 13 septembre, Marine Le Pen a présenté les grandes lignes de sa politique du logement : suppression de la loi SRU, abandon du Zéro Artificialisation Nette, remise en cause des politiques de rénovation énergétique et « priorité nationale » dans l’accès au logement.
Cette vision est à l’exact opposé de celle que nous défendons.
Supprimer la loi SRU, c’est renoncer à l’un des principaux instruments de mixité sociale et de solidarité entre les communes. La loi SRU impose que chaque territoire prenne sa part dans l’accueil des ménages modestes. Sa suppression ouvrirait au contraire la voie à une spécialisation accrue des territoires : ici les logements sociaux, ailleurs les communes qui pourraient choisir de ne pas en construire.
Le choix doit être inverse : répartir l’effort de production de logements abordables sur l’ensemble du territoire et permettre à chacun de pouvoir habiter la commune et le quartier de son choix.
Supprimer le ZAN serait tout aussi irresponsable. La réponse à la crise du logement ne peut pas être le retour à l’étalement urbain sans limite, à la consommation des terres agricoles et à une ville toujours plus éloignée des emplois, des commerces et des transports.
Notre réponse consiste au contraire à construire davantage tout en consommant moins de foncier : renouvellement urbain, densification maîtrisée, transformation de bureaux ou de bâtiments existants, recyclage immobilier et construction de la ville sur la ville. La sobriété foncière n’est pas l’ennemie du logement ; elle nous oblige à inventer une manière plus intelligente de produire la ville.
Nous assumons également une politique volontariste en faveur du logement social et de l’accession abordable, notamment grâce au Bail Réel Solidaire. Dans une métropole attractive où les prix du foncier et de l’immobilier peuvent exclure une partie de la population, notre priorité est de permettre aux salariés, aux familles, aux jeunes, aux étudiants et aux retraités de continuer à se loger sur notre territoire.
Enfin, faire de la nationalité un critère déterminant d’accès au logement constitue une rupture avec notre conception républicaine de la solidarité. Le logement doit être attribué en fonction de règles transparentes, de la situation des ménages et de leurs besoins, et non servir d’instrument de division entre les habitants.
Deux conceptions de la société apparaissent donc clairement.
D’un côté, une politique de repli, qui affaiblit le logement social, abandonne la solidarité territoriale et revient sur les objectifs écologiques.
De l’autre, construire ou cela est nécessaire, construire pour tous, favoriser la mixité sociale, permettre l’accession à la propriété des ménages modestes et des classes moyennes, transformer la ville existante et préserver autant que possible nos terres agricoles et naturelles. C’est la vision des élus radicaux de gauche !

Depuis plusieurs mois, le Parti Radical de Gauche, parti des territoires et de la République, se mobilise pour préparer les élections municipales, moment essentiel de la vie démocratique locale. Dans un contexte de défiance envers la politique et de tensions croissantes, les Radicaux entendent faire vivre une alternative républicaine, humaniste et ancrée dans le réel.