Session des 30 et 1er juin 2016 : Intervention de Stéphane PERRIN sur l’action publique régionale en matière économique

Monsieur le Président,

Je veux tout d’abord remercier Loïg Chesnais-Girard pour la présentation de ce bordereau qui permet à notre assemblée d’avoir un débat alors même que la nouvelle organisation de notre action en matière économique est encore en construction. Il s’agit là d’un exercice démocratique utile sur un sujet essentiel mais aussi sensible sur notre territoire.

Pour une part, ce document confirme les priorités dégagées dans le cadre de la Glaz économie. La Région confirme ainsi que son action économique s’inscrit dans une stratégie claire et qui trouvent des traductions très concrètes, notamment en matière de numérique, d’énergies renouvelables ou de mobilités. Il ne s’agit donc pas seulement d’un concept et encore moins d’un gadget.

De même, il faut saluer l’esprit qui sous-tend l’ensemble de ce document en ce qu’il repose sur une relation permanente avec les autres collectivités intervenantes et le monde économique. L’objectif est bien de jouer la complémentarité et non la concurrence stérile au sein de notre territoire.

Je m’attarderai plus spécifiquement sur trois points.

S’agissant de BDI, la redéfinition de ses missions et de son fonctionnement constitue une évolution utile au moment où les mutations s’accélèrent. Nous avons besoin d’un instrument réactif et souple. Les objectifs affichés sont de ce point de vue bienvenus. La gouvernance proposée, qui fait une large place aux acteurs économiques, est de nature à garantir que ces objectifs seront respectés.

S’agissant de la relation avec les EPCI, elle reste pour une large part à construire. Le document présenté ne fait pas mystère des questions qui se posent voire des inquiétudes qui s’expriment. Si chacun s’accorde que le caractère central de la relation Région / EPCI, il reste beaucoup à faire pour dépasser cette pétition de principes.

De notre point de vue, deux écueils doivent être évités :

  • Il faut, d’une part, que la Région ne s’enferme pas dans une politique de guichet se limitant à exercer une politique du carnet de chèque. Le risque serait que la Région disparaisse faute d’avoir clairement défini des priorités et des modalités d’action. La subsidiarité ne doit pas devenir l’invisibilité. La Région a su trouver un modèle d’action efficace pour sa politique territoriale avec les contrats de pays. Il faut construire un modèle aussi efficace s’agissant de l’action économique.
  • Il faut, d’autre part, se placer du point de vue des acteurs économiques, cette nouvelle relation entre la Région et les EPCI ne devant pas alourdir les procédures. De même, on mesure dans ce document le défi que représente la recherche de cohérence de l’ensemble compte tenu de la diversité des situations sur le terrain. La qualité de la réponse sera bien liée à la poursuite de ces deux objectifs.

S’agissant enfin du plan TPE, sa mise en œuvre rapide ne peut que nous réjouir. Les Radicaux de gauche sont attachés aux libertés parmi lesquelles la liberté d’entreprendre. Celle-ci s’exerce souvent dans le cadre des TPE. Trop souvent, l’action publique a du mal à prendre effectivement en compte leurs spécificités. Il est donc heureux que des moyens soient consacrés à ces TPE dans un contexte d’extinction de l’action économique des départements qui agissaient souvent dans leur direction. Qu’il s’agisse du financement de leurs investissements ou de la transmission, cette action modeste d’un point de vue budgétaire, a des effets décisifs pour les TPE sur nos territoires.

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