Jean Zay au Panthéon : certains ont payé de leur vie la défense des valeurs qui sont aujourd’hui les nôtres

Très impliqués pour la reconnaissance de ce grand républicain et radical-socialiste, les radicaux de gauche seront représentés à cette cérémonie par leur Président, Jean-Michel Baylet, et leur Secrétaire général, Guillaume Lacroix.

C’est une grande satisfaction et la fin d’un long combat pour obtenir la reconnaissance de la patrie envers cet homme illustre qui a été trop longtemps oublié. La promotion de son œuvre, politique et morale a toujours été une priorité, le choix de Jean Zay pour nommer le Prix littéraire, patronné par le PRG, qui récompense chaque année un ouvrage défendant la laïcité et les valeurs de la République illustre cet engagement.

Jean Zay, de par sa vie et sa fin tragique fut le symbole de l’espoir, du Front Populaire à la Résistance, mais aussi de la barbarie antisémite et antirépublicaine.

Il nous rappelle salutairement que certains ont payé de leur vie la défense des valeurs qui sont aujourd’hui les nôtres, il s’agit aujourd’hui de continuer leur combat et d’être digne de leur sacrifice.

Né en 1904, cet avocat, journaliste et écrivain a connu une carrière politique fulgurante. Député radical-socialiste du Loiret, il devient en 1936, alors qu’il n’a que 31 ans, ministre de l’Education nationale et des Beaux-Arts dans le gouvernement du Front populaire de Léon Blum. Il laissera une profonde empreinte sur le système éducatif français. On lui doit la scolarité obligatoire jusqu’à 14 ans ou encore l’interdiction du port d’insignes politiques et religieux à l’école. Il lancera aussi plusieurs projets comme la création du Festival de Cannes, celle du CNRS et de l’ENA – des projets qui, pour certains, furent conduits après sa mort.

En 1940, il laisse son portefeuille ministériel pour s’engager contre l’Allemagne nazie. Alors qu’il compte mener le combat depuis les colonies, il sera piégé par le régime de Vichy, arrêté au Maroc en août 1940 et emprisonné. Il continuera alors à résister en concevant des projets pour la France d’après-guerre. Projets dont certains seront transmis clandestinement à la Résistance. A l’occasion d’un transfert vers une autre prison, Jean Zay a été assassiné par la milice le 20 juin 1944. Son corps, enfoui dans une crevasse, ne sera découvert qu’en 1946 et identifié en 1948.

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